Escherichia coli (ou E.coli) est un bacille de la famille des Entérobactéries, qui fait partie de la flore intestinale de l’homme. En général, elle est présente à l’état commensal (habitant normal de la flore) mais devient pathogène lorsqu’elle passe dans le système urinaire. E.coli est la bactérie responsable de près de 90% des cas de gênes urinaires.

 

ecoli

Elle possède des prolongements appelés fimbriae qui lui permettent d’adhérer aisément aux parois de la vessie et de remonter l’urètre en résistant au flux urinaire. A l’extrémité de ces fimbriae, on trouve des molécules appelées adhésines qui se lient aux récepteurs des cellules de la vessie (cellules uroépithéliales) et permettent ainsi l’adhésion. Une fois accrochée, la bactérie se multiplie dans le tractus urinaire. L’adhésion des bactéries à l’uroépithélium est l’étape clé dans le déclenchement de la gêne urinaire.

Les spécialistes s’accordent à dire que la bactérie E.coli est de plus en plus résistante aux antibiotiques couramment administrés dans le cadre des gênes urinaires.


>>> Pleins feux sur la cranberry

Face à E.coli, la cranberry s’avère être une alternative naturelle très prometteuse. Une étude a démontré que l’activité antiadhésive des PAC de la cranberry était valable pour tous les types d’E.coli, qu’elles soient résistantes ou non aux antibiotiques (1,2)

Un mécanisme d'action original

Initialement, le mécanisme supposé de la cranberry était attribué à l’acidification des urines provoquée par les acides organiques contenus dans le fruit.

Plus tard, on a montré qu’il s’agissait d’un effet anti-adhésif bactérien. Sobota a été le premier à suggérer que les bénéfices apportés par la consommation de cranberry pouvaient être dus à sa capacité à empêcher la fixation d’E.coli aux cellules de la vessie(3).

Sa découverte a été confirmée en 1998 par deux chercheurs (Ly Foo et AB Howell) qui identifient les proanthocyanidines (ou PAC) comme composant naturel anti-adhésif (4). Les PAC se lient de manière compétitive aux adhésines des bactéries E.coli. Ne pouvant plus adhérer aux parois de la vessie, elles sont évacuées naturellement par les urines.

 

Les PAC de type A : une spécificité de la cranberry

Rappelons que les PAC sont omniprésents dans les fruits et qu’ils appartiennent à la grande famille des polyphénols qui compte plus de 8000 composés différents. Il faut noter que les PAC peuvent être de nature et de structure très diverses, ce qui entraîne des propriétés biologiques extrêmement variées. La cranberry Vaccinium macrocarpon est unique car elle contient en grande quantité des PAC de type A (avec une double liaison), seuls composés possédant  une activité d’antiadhésion bactérienne reconnue dans la diminution des gênes urinaires (5,6). Les PAC d’autres fruits ou plantes (possédant une simple liaison de type B) n’ont pas démontré de pouvoir similaire.

les PAC de type A et de type B

Dans ses « Recommandations de Bonnes Pratiques » l’Agence du médicament AFSSAPS déclare que « le jus de raisin qui ne comporte que des PAC de type B n’a pas d’effet anti-adhérent sur E.coli puisque seules les PAC de type A possèdent cet effet. »

>>> urell® : une antiadhésion maximale sur E.coli

Selon l'AFSSAPS, pour évaluer l’efficacité des PAC contenues dans une préparation commerciale, il est indispensable de vérifier sa capacité à inhiber la fixation des bactéries E.coli.

En effet, dans ses recommandations de Juin 2008, l’AFSSAPS précise que « les PAC ne sont détectables en pratique clinique courante que de façon indirecte par leur effet antiadhérent. Il serait souhaitable que les produits qui n’ont pas démontré d’effet anti-adhérent in vitro sortent de ce type de recommandations. »

Pharmatoka soumet régulièrement urell® à des tests d’anti-adhésion in vitro au sein du laboratoire du Dr Amy Howell, aux Etats-Unis (Rutgers University, Cranberry research institute).

Un travail récent démontre la forte capacité d’urell® à inhiber la fixation d’E.coli en comparaison aux autres produits testés (les plus vendus en pharmacie).

 

test in vitro d'antiadhésion bactérienne sur ecoli réalisé sur des produits disponibles en pharmacie
Test in vitro d'antiadhésion bactérienne sur E.coli réalisé sur des produits disponibles dans les pharmacies françaises.
Dr Amy Howell - Center for cranberry Research - Rutgers university - NJ, USA - Décembre 2008

 

Figure A : Adhésion d’E.coli aux cellules uroépithéliales en présence du produit A. Nous observons de nombreux agglutinats de bactéries E. coli autour des cellules. Le produit A n’est pas suffisamment actif.

 

Figure B : L’adhésion d’E.coli aux cellules uroépithéliales est très faible avec le produit urell®. Nous n’observons que peu de bactéries autour des cellules. Urell démontre une forte activité d’antiadhésion.

 

 

Références

1. Howell AB, Foxman B. Cranberry juice and adhesion of antibiotic resistant uropathogens. JAMA, 2002, 287:3082-3.

2.J-P. Lavigne, G. Bourg, H. Botto, A. Sotto. Cranberry (vaccinium macrocarpon) and urinary tract infections : study model and review of literature. Pathologie Biologie, 2007.

3. Sobota AE. Inhibition of bacterial adherence by cranberry juice: potential use for the treatment of urinary tract infections. J.Urol.1984,131,1013-6.

4. Howell AB, Vorsa D, Marderosian AD, Foo LY. Inhibition of the adherence of P-Fimbriated Escherichia Coli to Uroepithelial-Cell surfaces by Proanthocyanidin. Extract from cranberries. The new England Journal of Medecine, October 8, 1998- Vol 339, 1085-1086.

5. Foo LY, Lu Y, Howell AB, Vorsa N. The structure of cranberry proanthocyanidins which inhibit adherence of uropathogenic P-fimbriated Escherichia coli in vitro. Phytochemistry 2000;54:173-81.

6.Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) Saisine n°2003-SA-0352 et saisine liée n°2006-SA-0256- 6 Avril 2004.
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